Abeilles : les hausses, leur organisation

Les abeilles construisent des rangées d’alvéoles parallèlement au cadre inférieur. Ces rangées d’alvéoles sont fixées sur le couvercle et sur les côtés de la première hausse mais ne touchent pas les cadres de la hausse inférieure, ce qui permet une division si on le désire. On peut par la suite placer d’autres hausses ou un corps de ruche neuf cadres et poignées en sus, prenant bien soin d’ouvrir l’orifice au préalable.

 

Lors des divisions du mois de mai, je plaçais sur une hausse dix cadres un corps de ruche 10 cadres dans lequel je mettais seulement 5 cadres bâtis placés d’un côté de la ruche, l’autre restant vide. Les abeilles s’installent dans les cadres bâtis et construisent des rangées d’alvéoles parallèles aux cadres. Ces rangées d’alvéoles sont fixées sur les côtés corps de ruche et sur le couvercle.

J’ai pris soin de clouer sur ce corps de ruche une plaque de contreplaqué de 8 à 10 mm d’épaisseur doté d’un orifice de 3 à 4 cm obturé.

  
L’année suivante, je sépare le corps de ruche de la hausse. Sur la hausse restante je peux mettre soit une hausse dix cadres soit un autre corps de ruche équipé de 5 cadres. Sur le corps de ruche que j’ai séparé de la hausse, je peux placer soit une autre hausse, soit un corps de ruche en ayant préalablement ouvert l’orifice.

 

Dans tous les cas que je cite, j’ai constaté que les abeilles étaient beaucoup moins agressives et bien plus actives et travailleuses. Et ce avec de meilleurs résultats que la méthode traditionnelle. En outre j’ai l’impression que le fait de les laisser libres d’aménager l’intérieur de la ruche à leur gré les rend beaucoup plus résistantes aux maladies et parasites.

Ces ruches sont orientées du nord au sud. Toutes ces ruches donnent de bons résultats bien qu’elles soient à l’ombre, puisque chacun sait que sous un noyer l’ombre est très dense.
Au mois d’août je garnis les cadres de feuilles de noyer pour traiter les varois.

 

Pour cela il faut disposer d’un couvre-cadre suffisamment profond pour que l’on puisse fermer la ruche. A Toussaint je rassemble les feuilles de noyer et j’en place sous chaque ruche. Je pense que la décomposition de ces feuilles spécifiques émet des émanations néfastes aux varois. Et le fait que les ruches soient sous le noyer et en présence des feuilles induit qu’elles s’auto-traitent. Je n’ai pu constater aucun problème dans ces ruches sous le noyer.

Voici un autre rucher très bien situé dans un lieu sec et ensoleillé. Les ruches sont orientées sud est est et sont abritées sur 3 côtés. Toutes ces ruches ont un effectif très conséquent.

 

Si l’orientation des ruches n’est pas très importante, l’emplacement du rucher est primordial. Je m’occupais d’un rucher situé dans un endroit marécageux et ombragé qui était régulièrement atteint de nosémose. Je pense que l’humidité favorise la maladie.
Je traite la nosémose avec de l’acide acétique à 80%. Je fais tremper des compresses dans l’acide que je place dans des barquettes. Ces dernières sont placées directement sur les cadres de la ruche.

 

Je traite la ruche malade à titre curatif mais aussi les ruches avoisinantes à titre préventif. La maladie se propage de ruche en ruche. Je tiens particulièrement à ce que les ruches dont je m’occupe soient en parfait état. A moi l’entretien extérieur, aux abeilles l’entretien intérieur.
Les ruches utilisées sont toutes en sapin ou en pin. Depuis une quarantaine d’années je n’ai jamais changé une seule ruche. Je les peins avec deux ou trois couches de peinture orange antirouille par dessus lesquelles je passe deux ou trois couches de peinture bois extérieur. J’ai constaté que certaines couleurs de peinture résistaient mieux dans le temps. J’utilise principalement des peintures marrons ou rouge basque. Je n’ai jamais peint une seule ruche lorsqu’elle était habitée.

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